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Fédération Française de Billard
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Médical

Actualités
1re rencontre handibillard !

L’Académie blésoise de billard est fière de vous présenter la 1re rencontre nationale de handibillard carambole. Elle s'est déroulée dans la salle du club, au 16 rue Roland Dorgelès, les 29 et 30 avril 2017. L’encadrement était assuré par des animateurs et des joueurs confirmés. Les récompenses ont été remises par Marie-Amélie Lefur présidente du Comité handisport du Loir-et-Cher, et championne olympique 2016.

Retour sur l’événement  avec un extrait du discours de clôture de Christian Darteyre 30 avril 2017.


“Pour moi ce week-end est une réussite, et j'en suis très heureux. Certes le nombre de 5 joueurs en fauteuil peut paraître faible. Mais notre objectif a été atteint. Pour preuve je prendrais 3 exemples parmi les gens en fauteuil :

Guillaume Ludinart  a fait l'aller et retour dans la journée depuis les Ardennes, merci à lui pour son enthousiasme communicatif.

André Prezelin, un ex-pilier de notre club qui, depuis sa deuxième amputation, se trouve en fauteuil électrique et dès lors avait quitté le club. De voir dans la presse notre porte ouverte l'a décidé à revenir, ce qui nous a fait très plaisir.

Et encore plus symbolique,  Domingo Carvalho est venu en voisin avec son fauteuil électrique. C'est exactement ce que nous voulions, provoquer cette rencontre qui n'aurait pas eu lieu sans ce week-end.
Ça été je sujet de notre table ronde du matin, organisée par la Fédération. Blois est la première bougie allumée, les comités départementaux et la ligue du Centre-Val de Loire vont tout faire pour en allumer d'autres, et la Fédération va se faire l'écho pour relayer ce projet au niveau national.

Gérard Pillon me précise que j'ai oublié de parler du joueur de Nice, très enthousiaste qui serait venu s'il avait pu trouver un sponsor, et aussi de Rudy Rousseau, joueur hollandais qui avec la Fédération belge a organisé une rencontre identique. Elle nous a contactés pour nous féliciter et nous encourager. Comme nous, il souhaite provoquer une rencontre dans un avenir proche.”

Remerciements aux services de la ville pour leur aide, à M. le Maire, à notre député et à Marie-Amélie Lefur pour leur présence et leur soutien.

L'avenir :

La ligue du Centre-Val de Loire s'est engagée à poursuivre l'action via l’ETR, afin d'avoir au moins un club par comité accueillant des personnes en fauteuil d'ici la fin de l'année 2018.
Du côté de la Fédération une structure devrait voir le jour afin de pérenniser ce week-end de rencontres qui devrait se dérouler tous les ans. Durant cette olympiade il faudra inciter le maximum de clubs à accueillir des personnes en fauteuil. Cette structure devra définir la notion de club référent. Elle nous permettra de nous enrichir de toutes ces expériences et de donner à la Fédération un outil utile pour tous.

Handibillard - l'expérience du club de Chambéry

Claude Bailly, président du club chambérien de billard, nous raconte son expérience.

Suite aux contacts pris avec Alain Parent (Evreux) et Dominique Dupau (Nantes) j'ai décidé de me lancer cette saison dans le handibillard. Une convention a été signée entre le centre hospitalier Métropole Savoie et le club chambérien de billard.

Nous avons reçu un premier groupe de résidents pour un cycle de 6 séances pour un trimestre, à savoir une séance tous les 15 jours. Nous avons accueilli des résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ce groupe était composé à la fois de personnes en fauteuil et de personnes présentant des troubles cognitifs légers.

L'ambiance était excellente. L'animateur de la résidence m'a confié que les participants attendaient ce moment au club avec beaucoup d'impatience. L'un d'eux, d'un naturel assez nerveux, a changé complètement d'attitude au sein de la résidence et l'animateur a pu noter une grande amélioration de son humeur au quotidien.

Nous n'avons malheureusement pas pu concrétiser le deuxième cycle pour des raisons de transport (impossibilité pour l’animateur d’obtenir un véhicule adapté)

Le bilan est pour moi très positif et je pense renouveler l'expérience l'année prochaine.

Plus d'informations sur le site du club.

Le billard est-il misogyne ?

C'est la question qu'on pourrait se poser au vu des statistiques nationales : 6 % de femmes en 2016, même si ce chiffre va en augmentant depuis quelques années (5 % en 2013).
La 1re réponse qui vient à l'esprit des joueurs, c'est que notre sport est trop difficile… Réponse typiquement masculine qui sous-entend que les femmes sont incompétentes. Il semble pourtant évident que le billard, qui ne demande pas de développement particulier de la taille ou de la masse musculaire, fait partie des sports où hommes et femmes sont a priori à égalité. On peut constater d'autre part que de nombreux sports, réputés "virils" comme le rugby ou la boxe française, montrent des statistiques de féminisation très supérieures aux nôtres. Et nous connaissons tous les exploits des femmes au volley, au handball, au tennis ou en athlétisme. Mais il y a des réfractaires. Le président du club d'échecs qui jouxte notre salle de billard m'a expliqué que les femmes étaient très désavantagées de part l'infériorité de leur "équipement intellectuel". Ce qui nous amène à prendre conscience que…
La véritable raison est sociologique.

Notre vénéré Pierre de Coubertin écrivait, en 1901 : " Le rôle de la femme reste ce qu'il a toujours été : elle est avant tout la compagne de l'homme, la future mère de famille, et doit être élevée en vue de cet avenir immuable" et, en 1912 : Les jeux Olympiques constituent "l'exaltation solennelle et périodique de l'athlétisme mâle avec [...] l'applaudissement féminin pour récompense" reflétant ainsi, à l'instar de notre modèle grec, la misogynie de son époque. Misogynie toujours d'actualité (je cite Bernard Lacombe) : "Je ne discute pas avec les femmes de football. Je le dis, c'est mon caractère, c'est comme ça. Qu'elles s'occupent de leurs casseroles et puis voilà, ça ira beaucoup mieux".  Avant 1900, les femmes étaient interdites dans le monde du sport, longtemps cantonnées, et encore maintenant, à un rôle décoratif, style pom-pom girls ou présentatrices dénudées des matchs de boxe. Ce n'est qu'au XXe siècle que les femmes ont investi les différentes disciplines sportives, lentement mais sûrement, mais sont encore aujourd'hui largement minoritaires dans les sports de haut niveau et dans leurs instances. Ce n'est donc pas le billard, mais le sport en général qui est (je cite Chantal Jouanno) "un domaine encore plus misogyne que la politique".

Que peut-on faire pour améliorer la fréquentation féminine de nos salles de billard ?
- Faire des "stages découverte" dans les écoles primaires et surtout organiser des opérations de communication dans les médias ou sur Internet. C'est par ce biais que les femmes que j'ai interviewées sont venues au billard. Nous rions en voyant des images de femmes voilées faire de l'athlétisme en Iran, mais nous réalisons moins qu'il est impossible à une femme d’entrer seule dans une salle de billard sans être immédiatement suspectée par les "mâles" présents de moralité douteuse. Les femmes viennent jouer en groupe ou ne viennent pas. Avons-nous pris conscience que jamais, dans aucun sport, nous ne voyons opposer un homme à une femme ? Le sport est même le dernier bastion des activités humaines où la mixité n'est pas la règle.
- Une fois que les femmes sont entrées dans les clubs, encore faut-il qu'elles y restent. Il est indispensable que les locaux soient accueillants et clairs, que les toilettes soient accessibles et propres, que les joueurs présents soient simplement polis.

Nous avons du pain sur la planche. La féminisation du billard sous-entend une révolution intellectuelle des mentalités masculines et ne pourra se réaliser que graduellement.

Michel Dumas, Commission médicale.

1°) Statistiques de la FFB : https://www.telemat.org/FFBI/.

Intervention médicale au cours du stage de détection cadets du 8 juillet 2015

Comme chaque année, le stage de détection cadets encadré par le Directeur technique national Marc Massé, assisté de Stéphane Richard, avec des interventions ponctuelles du formateur national Louis Edelin, a été l’occasion de sensibiliser nos futurs espoirs à quelques sujets d’ordre médical au sens large, avec « l’expertise » d’un membre de la commission médicale. Michel Pailler, membre de la commission médicale, a souhaité aller à la rencontre de ces jeunes joueurs pour une intervention d’environ deux heures. Un questionnaire leur a été remis : 24 affirmations qu’il convenait de confirmer ou d’infirmer. Les questionnaires étaient anonymes, il a bien été expliqué qu’il ne s’agissait nullement d’un examen mais de l’occasion de débattre d’un certain nombre de sujets après qu’ils aient rendu leur feuille.

Les principaux thèmes évoqués ont été :

  • définition du sport,
  • diététique en général et celle du sportif en particulier :

-     tabac, alcool, produits stupéfiants et notion de dopage,

  • la préparation à la compétition et la gestion du stress en compétition.

Les échanges ont été nombreux, les jeunes joueurs étaient dans l’ensemble curieux et pertinents dans leurs réflexions. J’ai été agréablement surpris de leur niveau de connaissance sur bon nombre de points, si l’on excepte l’image qu’a la moitié d’entre eux de ce qu’est l’équilibre nutritionnel Mac Do ! Louis Edelin a pu apporter son expertise de joueur international sur un certain nombre de points, notamment en termes de gestion de stress en compétition. Un rappel a été effectué concernant la nécessité du suivi médical dès lors que l’on devenait sportif de haut niveau, ce qui pourrait être le cas de certains d’entre eux un jour. Au bout d’une heure trente de débat, le démon du billard prenait le pas sur la discussion, et les jeunes acharnés ont vite retrouvé le chemin de l’entraînement après que je les aie remerciés de leur active participation à ce débat.

J’ai beaucoup apprécié cette expérience (première du genre pour ma part) et la reconduirai volontiers la saison prochaine !

Michel Pailler - membre de la commission médicale

2
mai 2016
Alcool et billard
Alcool et billard

Malgré la disparition progressive du cliché des films américains associant billards, salles enfumées, gangsters et femmes fatales, notre jeu véhicule toujours dans le grand public une image alcoolisée. Pas tout à fait à tort semble-t-il, car en bons Français nous avons gardé l'habitude d'ouvrir des buvettes devant nos salles de billards et de boire de l'alcool pendant les championnats, avec le lot habituel d'incivilités et de comportements parfois violents, en tout cas malvenus dans une enceinte sportive. Pourtant, même si l'on recense moins de rixes entre supporters, ou moins d'arbitres écharpés chez nous qu'au football, si nos 3e mi-temps sont moins célèbres que celles du rugby, les frasques d'un O'Sullivan, celui qui snooke plus vite que son ombre, proposant à un journaliste de lui « faire une pipe » devant les téléspectateurs chinois, n'ont pas particulièrement relevé le niveau. Et l'Agence antidopage américaine (USADA) ne nous a pas aidés non plus en annonçant en 2007 que les joueurs de billard pourront s'alcooliser sans encourir de sanction. On peut même pratiquer le tir en étant "rond comme une queue de pelle". God bless America.

Le problème, parce qu'il y en a un, est simple : plus de 90 % des Français consomment de l'alcool, 25 % des jeunes ont des ivresses répétées et les sportifs s'enivrent plus que les autres. Alors, plutôt que d'expliquer une fois de plus les effets délétères de l'alcool sur la santé, ce qui ne semble pas dissuasif, il paraît plus instructif d'analyser ses conséquences sur le jeu.

Conseils de modération pour qui ?

"En tout cas pas pour moi. Je ne bois que deux verres pendant le repas, et oui, au fait, un apéro au ranking mais c'est exceptionnel." Tout faux !

Un verre (vin, bière, apéritif, vin cuit... tout ça c'est pareil) c'est à peu près 10 g d'alcool pur qui donne 0,20 g/l chez un homme de 70 kg et 0,30 g/l chez une femme de 55 kg. Avec tes deux verres et ton apéro, tu te retrouves à 0,60 g/l, et ta copine à 0,90. Non seulement tu es marron au moment du contrôle (routier), mais tu l'es aussi pendant ton match... sauf si ton adversaire est encore plus ivre que toi. Parce que l'alcool altère les capacités de réflexion et donc les performances.

Quelles performances ?

La légende de l'alcool dopant reste vivace même chez les sportifs de haut-niveau alors qu'il n'a jamais produit d'énergie mais diminue la sensation de fatigue. Il ne réchauffe pas mais au contraire refroidit, en provoquant bouffées de chaleur et transpiration. Il n'améliore pas la clairvoyance mais augmente le temps de réaction, et détériore la coordination. Il n'encourage pas à se dépasser mais rend agressif ou défaitiste.

Alors pourquoi les sportifs boivent-ils ?

Ils invoquent souvent un effet anti-stress, une certaine euphorie qui augmente le "capital confiance", un effet anti-tremblement particulièrement recherché dans les sports de précision (tir, golf, pétanque...), ou un effet myorelaxant (détente musculaire) apprécié par les anxieux. En réalité, la consommation est plus liée à l'effet de groupe qu'au stress1. Sport et alcool ont un rôle sociologique et véhiculent des valeurs de fraternité et de convivialité, et, de fait, l’alcool est considéré comme légitime autant par les spectateurs que par les sportifs. Hélas, l'alcool au billard c'est comme en amour : il fait monter la pression, mais la performance laisse à désirer !

Que faire pour y remédier ?

L'idéal serait bien sûr l'auto-discipline... peut-être soutenue par une directive officielle. Pourquoi ne ferions-nous pas comme la Fédération française de pétanque qui, malgré des décennies de sponsoring anisé, a réussi à imposer un contrôle de l'alcoolémie à ses joueurs ? Ou comme aux Pays-Bas où un joueur consommant de l’alcool durant un championnat est exclu de la compétition et de l’équipe ? Ou comme tous ces clubs de tir sportif qui interdisent aux compétiteurs de consommer sur les stands ? Dans tous les cas, c’est au directeur de jeu de gérer la situation et de saisir la commission de discipline en cas de débordement manifeste.

Donnons l'exemple et faisons-le savoir. Peut-être verrons nous revenir dans nos académies des petits jeunes qui amèneront du sang neuf. Sans alcool.

Pour la Commission Médicale – Michel Dumas

Notes

1- Document de l'Agende anti-dopage
2- Liste des interdictions 2014

 

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