À Jablonec nad Nisou, en République tchèque, la Coupe d’Europe des clubs de billard 5 quilles 2026 a rendu son verdict au terme de quatre jours de compétition intense : le club danois IKAST BK s’est adjugé le titre Européen, concluant un parcours sans faute face à une opposition pourtant relevée.
Seize équipes issues de toute l’Europe étaient réunies pour cette troisième édition. Dans une atmosphère à la fois conviviale et compétitive, les joueurs ont dû composer avec des conditions parfois difficiles, notamment une chaleur étouffante, sans que cela n’altère la qualité de jeu.
Sur les tables, le spectacle a été au rendez-vous : si certains scores paraissent sévères, de nombreuses rencontres se sont jouées sur des détails, illustrant le haut niveau technique et tactique du plateau.
Dès la phase de poules, la hiérarchie s’est dessinée avec netteté. Les principales têtes d’affiche — IKAST BK, Laxou (tenant du titre), BA Roeselare (champion de l’édition précédente) ont toutes terminé en tête de leur groupe, validant leur statut et leur ambition.
Le SBC Annoeullinois quant à lui est sorti 1er de sa poule en ayant battu le favori de la poule D, le BILLARD SPORTCLUB ELITE de 3 pts dans le relais.
Ce quatuor s’est logiquement retrouvé dans le dernier carré, confirmant une édition globalement fidèle aux pronostics.
En quart de finale, IKAST BK a dû puiser dans ses ressources pour se défaire de Randers au terme d’un match spectaculaire conclu lors du relais décisif.
Tandis que dans les autres quarts de final, tout était fait après les doubles
Laxou bat le BILLARD SPORTCLUB ELITE 3-0
BA Roeselare bat SECCIO BILLAR FOMENT MOLINS 3-0
SBC Annoeullinois bat CERCLE DE BILLARD DUDELANGE 3-0
Dans le dernier carré, les Danois ont pris le meilleur sur le SBC Annoeullinois, tandis que Laxou s’imposait face à Roeselare dans une rencontre très accrochée, entre deux anciens vainqueurs de la compétition.
La finale entre IKAST BK et Laxou a offert un scénario haletant. Les Danois ont rapidement pris l’avantage en remportant les deux simples, avant de voir les Français réagir dans le double pour relancer le suspense.
Le titre s’est finalement joué dans un relais décisif longtemps indécis. Plus précis et plus solides dans les moments clés, les joueurs d’IKAST BK ont fait la différence pour s’imposer 200 à 188, scellant leur victoire 4–1 et leur couronnement européen.
Cette finale revêtait un enjeu particulier pour Maxime Jublot, joueur de Laxou. Déjà titré avec Roeselare puis avec le club français, il pouvait devenir le premier joueur à remporter trois Coupes d’Europe consécutives avec deux équipes différentes.
Un exploit rare qui lui échappe finalement, au terme d’un parcours une nouvelle fois remarquable.
Parmi les faits marquants du tournoi, la performance du SBC Annoeullinois mérite d’être soulignée. Considéré comme un outsider au départ — troisième du championnat de France la saison passée et quatrième cette année — le club nordiste a su déjouer les pronostics pour atteindre les demi-finales.
Au-delà du résultat sportif, c’est aussi son identité qui interpelle : une équipe entièrement issue du club, sans renfort extérieur. Une rareté à ce niveau, qui incarne pleinement les valeurs du sport de club.
La délégation française comptait également CMO Morangis, vice-champion d’Europe en titre. Sa sortie dès la phase de poules constitue l’une des déceptions de cette édition.
Dans un groupe très relevé, le club n’a pas réussi à décrocher sa qualification pour les quarts de finale, malgré des prestations honorables. Une élimination précoce qui contraste avec son statut et ses performances récentes.
Entre confirmations attendues et belles surprises, cette Coupe d’Europe 2026 aura tenu toutes ses promesses. Elle consacre un IKAST BK souverain, confirme la régularité des grandes équipes européennes et met en lumière des parcours authentiques, à l’image du SBC Annoeullinois.
Au-delà des résultats, l’événement laisse surtout le souvenir d’un championnat riche en émotions, où exigence sportive et esprit collectif auront, une nouvelle fois, fait la différence.
Article de Thierry HERREBRECHT